Servir dans la simplicité

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En ce 27e dimanche du temps ordinaire, le Seigneur nous supplie de ne jamais fermer notre cœur pour accueillir ses grâces et ses bénédictions.  Cela nous demande d'avoir une vision pour le temps fixé, en vue d'entrer dans la voie de la fidélité du Seigneur.

Alors, revivons le don gratuit de Dieu qui nous donne son Esprit par l'imposition des mains, à travers les différents sacrements que nous recevons.  Son Esprit est force, amour et pondération.  Soyons donc témoins pour annoncer l'Évangile à temps et à contretemps, mais aussi pour être le gardien du dépôt de la foi en Jésus-Christ.  N'oublions jamais que c'est par l'Esprit Saint que nous recevons la lumière pour accomplir notre mission chrétienne.

Demandons au Seigneur d'augmenter notre foi, car nous ne sommes rien sans lui.   C'est cela qui nous permet à être des serviteurs selon le cœur de Jésus.  Ne l'oublions jamais, notre seul maître est le Christ.  Servons-le en toute simplicité !

 Abbé Justin M. Ndoole
Secteur pastoral Bellevue

L'aveuglement volontaire

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La Liturgie de l’Église nous propose en ce 26e dimanche du temps ordinaire une parabole que seul l’évangéliste Luc rapporte.  Ici, tout est fait pour capter l’attention et pour frapper l’imagination : la torture, la fournaise, la souffrance pour le riche au séjour des morts.  Les experts de la bible sont formels, l’intention de Jésus n’est pas ici de dépeindre le séjour des morts.  Il reprend simplement l’imagerie traditionnelle de son temps pour mieux se faire comprendre et pour aller à l’essentiel.  Pour Jésus, la richesse n'est pas mauvaise en soi, mais elle risque d'aveugler et, sans qu'on s'en rende compte, de creuser un fossé entre celui qui possède et celui qui n’a rien.

« Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin. »   En précisant volontairement la couleur et le type de tissu du vêtement, Jésus identifiait à son auditoire les riches qu’il avait en tête.  La couleur pourpre et le lin étaient portés par les pharisiens, ceux qui devaient garder le « trésor » de la foi et guider le peuple de Dieu.  En identifiant ces hommes, Jésus élève sa parabole à un autre niveau.  La richesse dont il est question ici n’est pas celle à laquelle on pense…  Jésus fait allusion à la richesse de la foi.  Il nous met en garde.  La richesse de notre foi, celle qui donne un sens à notre vie, qui nous soutient dans les épreuves et qui nous rappelle que nous sommes aimés de Dieu peut nous rendre suffisants au point de nous empêcher de voir celui qui cherche, celle qu’on exclue, celui dont l’apparence n’attire pas le regard, celle que personne n'écoute.

À bien y penser, le grand abîme décrit par Jésus au séjour des morts entre Lazare et le riche, ce n'est pas Dieu qui l'a creusé.  Il ne s’est pas construit au séjour des morts.  Cet abîme, ce fossé, c’est le riche qui l’a creusé de son vivant par son aveuglement volontaire et par sa suffisance.  Cette parabole fait écho à une belle lettre que saint Jean l’évangéliste a écrite au soir de sa vie : « Celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas ? »  Bonne semaine !

Yvan Demers, animateur et coordonnateur
Secteur pastoral Bellevue