Bonne année 2022

Chers collaborateurs et collaboratrices,

La COVID-19 touche encore durement le Québec. À l'heure où les cas montent en flèche et que les hôpitaux frôlent leur capacité d'accueil maximale, il est difficile de tourner le dos au gouvernement du Québec qui sollicite à nouveau l'aide de la population.

Tout comme les commerçants, les restaurateurs ou les salles de spectacle, les églises sont aussi appelées à faire leur part pour diminuer les contacts entre les personnes.

Devant ce nouveau confinement, plusieurs pourraient se décourager. Certes, nous sommes privés de notre lieu de rassemblement, mais la souffrance ne doit pas avoir le dernier mot.

Malgré le dépouillement et l'humilité de la crèche, Dieu a su se faire proche de nous. Ce mystère de notre foi soutient notre espérance en ce temps où nous sommes confrontés à d'importances pertes.

Profitons de cette période de dormance pour être créatif: en déposant un repas à la porte d'une famille que nous aimons, en contactant une personne seule ou pour se ressourcer en nature. Les occasions de se faire proche autrement sont là, à notre portée, et c'est à nous de les saisir.

Bientôt, les lumières de Noël cesseront d'illuminer nos maisons et nos rues. Uni à l'Emmanuel, Dieu avec nous, demeurons la présence lumineuse qui saura réchauffer le coeur des autres.

Bonne année 2022 avec l'assurance de ma bénédiction.

+Luc Cyr
Archevêque de Sherbrooke

Marguerite Bourgeois

1620 - 1700

Marguerite Bourgeois

1620 - 1700

 

Marguerite  Bourgeois  est née le 17 août 1620, à Troyes (France).  Issue d'un milieu familial chrétien, elle est la sixième d'une famille de douze enfants.  À l'âge de vingt ans, elle devient membre d'une congrégation externe qui regroupait des jeunes filles pour les former à la prière et à l'enseignement dans les milieux pauvres.

En 1653, répondant à l'appel de M. de Maisonneuve, fondateur de Ville-Marie, elle vint en Nouvelle-France pour instruire les enfants des colons et des Indiens.

C'est en 1658 qu'elle débutera son oeuvre d''enseignement.  Elle organise une congrégation externe à l'exemple de celle qui l'a formée.  Comme il lui fallait des recrues, elle retournera en France à quelques reprises, ramenant avec elle de nouvelles compagnes.  Au fil des années, son oeuvre s'étendit à toute la colonie.  Voilà les origines de ce qui deviendra la communauté de la Congrégation de Notre-Dame.  Notons qu'il s'agit de la première communauté religieuse à ne pas vivre à l'intérieur d'un monastère.

Mère Bourgeois envoie ses filles deux par deux dans les différents villages de la Nouvelle-France pour l'éducation des enfants.

Elle veille aussi à former les "filles du Roi" pour en faire de bonnes épouses et des mères solidement enracinées dans l'idéal évangélique de la Sainte Famille.  Elle propose une vie simple et laborieuse comme celle des apôtres qui devaient travailler pour n'être à la charge de personne.

Son désir profond est d'imiter Marie dans sa mission auprès des apôtres au sein de  l'Église primitive après la Pentecôte.  Elle écrit: "Marie n'a point été cloîtrée même si elle ne sortait que pour la charité, l'instruction du prochain ou pour aller au temple.  Elle n'a jamais refusé de se trouver là où la charité avait besoin de secours."

Femme d'organisation, Mère Bourgeois devient vite la "Mère de la colonie".  Elle meurt le 12 janvier 1700.

Gilles Baril, curé