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L’Évangile du 5e dimanche de Pâques est tiré du grand et émouvant discours des adieux de Jésus le soir du jeudi saint.  Alors que Jésus s’est déjà identifié aux pharisiens comme étant la porte des brebis, voilà qu'auprès de ses disciples, il se présente maintenant comme le chemin.
Aujourd’hui, lorsque nous prenons la route pour une nouvelle destination, spontanément, nous utilisons l’application GPS de notre téléphone cellulaire.  Ainsi, nous pouvons connaître avec exactitude la destination, la durée du trajet et même l’endroit précis où sont offerts certains services : hôtels, restaurants, etc.  Nous aimons contrôler notre itinéraire et le GPS nous facilite la vie.
Pour d’autres dimensions de notre vie, nous aimerions parfois pouvoir compter sur une application similaire afin de connaître le trajet à suivre pour assurer notre épanouissement et notre bonheur.  Pour fonder une famille, quelle route suivre ? En amour, quel est le chemin du bonheur ? Dans notre travail, quel trajet emprunter pour nous accomplir ? Et pour la foi, quel itinéraire choisir pour avancer ?
Comme l’apôtre Thomas, nous aimerions parfois que Dieu nous donne un plan clair, une carte détaillée, un GPS spirituel. La question de Thomas demeure actuelle : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ?  La réponse de Jésus est simple et décisive : le chemin, c’est Lui.  Il est le Chemin qui ouvre nos chemins intérieurs.
L’Évangile n’est pas d’abord une destination à atteindre, mais un chemin à parcourir. Ce qui compte, c’est de se mettre en marche avec le Ressuscité, car c’est en prenant la route que nous sommes invités à découvrir et redécouvrir la personne et le message de Jésus.  Cette semaine, Il se fera présent dans les personnes qui croiseront notre regard, dans les haltes de prière que nous nous accorderons, dans les rassemblements offerts dans nos communautés et dans les gestes de solidarité que nous poserons.  Bonne semaine… et bonne route !
Yvan Demers, coordonnateur
Secteur pastoral de Bellevue
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Aujourd’hui, l’Évangile du Bon Pasteur nous rappelle que le leadership chrétien est essentiellement un service. Jésus se présente comme la porte et le berger qui donne sa vie pour ses brebis. Le vrai leader n’est pas celui qui accumule pouvoir et richesse, mais celui qui se dévoue pleinement aux autres. Le texte souligne quatre qualités essentielles : la compétence — non seulement technique, mais spirituelle —, l’engagement — le don généreux du temps, des talents et des ressources —, la consécration — être mis à part pour servir Dieu — et la conversion — la capacité à pardonner et à se laisser transformer.
Connaître son peuple constitue un autre pilier du leadership évangélique. "Connaître" dépasse la simple familiarité : c’est appeler par son nom, partager les joies et les peines, comprendre les projets et les fragilités. Dans un Secteur pastoral comme le nôtre, avec plus de mille catholiques, seul un quart environ participe régulièrement à la messe dominicale. Beaucoup restent éloignés et ne viennent que pour un baptême, un mariage ou des funérailles. Ce constat nous interpelle : où sont nos frères et sœurs ? Qui ira à leur rencontre ?
La vocation de pasteur revient à chacun de nous. Le défi concret est simple et exigeant : aller vers l’autre. Un appel téléphonique, une visite, une invitation à la messe, un geste de solidarité peuvent ranimer la foi et tisser des liens. De petits actes de présence et d’écoute incarnent le visage du Bon Pasteur.
Ainsi, être leader chrétien, c’est conjuguer le savoir-faire et le cœur, l’action et l’exemplarité. C’est ouvrir la porte pour que d’autres entrent et trouvent la vie en abondance. Que cette semaine, chacun prenne l’initiative d’un geste concret pour rejoindre une personne éloignée de l’Église. En agissant ainsi, nous répondons à l’appel du Bon Pasteur et devenons, à notre tour, guides et serviteurs authentiques.
Tobias Bekong, vicaire
Secteur pastoral de Bellevue