Seigneur, faisons place aux pauvres !

L’Évangile de Luc nous interpelle aujourd'hui sur l’importance de l'option préférentielle pour les pauvres. À travers les deux paraboles, Jésus nous invite à réfléchir sur notre façon d'accueillir et de traiter les autres. Il nous rappelle que, devant Dieu, toutes les distinctions sociales s'effacent. Chaque personne, peu importe son statut, mérite d'être respectée et aimée.
Le Père Damien, qui a consacré sa vie aux lépreux de Molokai, est un exemple frappant de cette option. Son engagement total envers les plus souffrants nous inspire à agir. Nous sommes appelés, nous aussi, à tendre la main à ceux qui sont souvent oubliés.
Dans nos communautés, il est crucial de poser des gestes concrets. Cela peut être aussi simple que d'assurer l'accessibilité à nos lieux de culte ou d'offrir des services adaptés aux personnes handicapées. Chaque action compte.
En tant que chrétiens, notre mission est claire : accueillir les pauvres, les estropiés, et les aveugles. Soyons des bâtisseurs d'une communauté qui reflète l'amour de Dieu pour tous. L'option préférentielle pour les pauvres n'est pas une option parmi d'autres, mais le cœur même de notre vocation chrétienne. Répondons à cet appel avec courage et détermination.
Bonne semaine !
Abbé Tobias Bekong, vicaire
Secteur pastoral de Bellevue
La porte étroite:
choisir l'essentiel !

En ce dimanche d’été, l’évangéliste Luc rapporte des paroles de Jésus concernant une « porte étroite ». L’image de la porte est fréquemment utilisée dans la Bible. Dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament, elle évoque généralement la sécurité… à condition de se trouver du bon côté.
Au temps de Jésus, les villes orientales étaient entourées de murailles. Pour y entrer ou en sortir, il fallait passer par une grande porte, laquelle était fermée au coucher du soleil. Si une caravane arrivait en retard, elle trouvait les portes closes. Il existait toutefois une autre possibilité : une petite porte plus étroite, située à côté de l’entrée principale. Les voyageurs pouvaient s’y faufiler, mais seulement après s’être délestés de leurs bagages encombrants. Ils devaient donc faire un tri entre l’essentiel et le superflu. C’est à partir de cette réalité bien connue de ses contemporains que Jésus utilise l’image de la « porte étroite » comme exigence pour entrer dans le Royaume de Dieu. Suivre le Christ suppose un véritable ménage intérieur : discerner ce qui est nécessaire et ce qui ne l’est pas, ce qui nous enchaîne et ce qui nous libère. Plus facile à dire qu’à faire, car, partout autour de nous, on nous incite à posséder des biens matériels et à vivre des expériences qui ne sont pas toujours synonymes de liberté.
Lorsque saint Luc rédige son Évangile, environ cinquante ans après la mort et la résurrection de Jésus, les communautés chrétiennes s’organisent : les rôles se précisent et les fonctions se définissent. Certains commencent déjà à rechercher les titres et les honneurs plutôt que le service. En reprenant les paroles de Jésus, Luc rappelle à ses lecteurs – et à nous aujourd’hui – que la vraie grandeur du chrétien se trouve dans le service rendu au nom de l’amour de Dieu et du prochain. Tout le reste n’est qu’un bagage superflu qui ne pourra passer par la porte étroite le jour de notre rencontre avec le Ressuscité. Bonne semaine !
Yvan Demers, coordonnateur
Secteur pastoral de Bellevue